Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l’équipe de Sunderland, se blesse. Ce sera la fin d’une carrière qui s’annonçait exceptionnelle.
Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire l’équipe de Derby à la victoire en championnat d’Angleterre.
Deux ans plus tard, Clough prend la direction de Leeds United, l’un des plus grands clubs européens. Fidèle à son style, il commence par jeter un pavé dans la mare : Leeds ne doit ses victoires qu’à la tricherie et aux manoeuvres de son prédécesseur. Désormais, l’honnêteté et le beau jeu règneront sans partage. Mais c’est sans compter avec l’hostilité de l’équipe et des dirigeants : ce qui s’annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar…
Qu’on aime le foot ou pas, on lit d’une traite cette saga palpitante, riche en rebondissements, qui retrace l’ascension et la chute d’un homme hors du commun, tourmenté, complexe, parfois odieux, toujours sincère et attachant. Plus brillant et inspiré que jamais, David Peace nous convie à la rencontre explosive de l’épopée, de la tragédie et du mélo, à travers l’une des icônes les plus flamboyantes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque.
44 jours a connu un immense succès en Grande-Bretagne.
« Probablement le meilleur roman jamais écrit sur le sport. » The Times
A propos de l’auteur
David Peace est né en 1967 à Osset, dans le West Yorshire. Il entreprend des études à l’école d’enseignement technique de Manchester. En 1991, il arrête sa formation et part à Istanbul pour y enseigner l’anglais. Depuis 1994, il poursuit son enseignement à Tokyo avec sa famille. Toute sa scolarité a été bouleversée par les activités de l’éventreur du Yorkshire. C’est cela qui a développé chez lui cet intérêt pour le crime. En effet, jusqu’en 1977, Peter Sutcliffe « the Yorshire Riper » a assassiné treize femmes. A cause d’un concourt de circonstance, David Peace a cru pendant longtemps que le tueur était son père. On peut penser que cela a traumatisé l’enfance de notre écrivain.
Ces influences sont des auteurs comme Alan Stillitoe ou Stan Barstow qui vivait à coté de chez lui. Mais, il a surtout été influencé par des livres plus que par des auteurs comme les histoires de Jack l’éventreur et L’Exorciste. Il découvre également la littérature japonaise en lisant Nakagami qui fait un travail identique à Jim Thompson.
Il a beaucoup écrit de 1985 à 1993 mais sans aucun résultat. Tout son travail tourne autour de l’assassin et de son lieu de naissance. Il est obnubilé par cette affaire à tel point qu’il est soulagé lorsque le tueur est arrêté le 2 janvier 1981. Il pensait même que sa mère serait la prochaine victime.
La publication de son Quartet du Yorshire – 1974, 1977, 1980 et 1983- nous fait penser au Quatuor de Los Angeles de James Ellroy. Il revendique d’ailleurs cette comparaison car son travail est confiné dans un endroit, un lieu et un crime réel. Il nous montre une Angleterre de la rue, de la sueur et de la violence qu’elle soit physique ou sexuelle. Son écriture est brutale. Il use et abuse des répétitions de phrases pour mieux amener le lecteur dans son antre.
Classé dans les « vingt meilleurs jeunes romanciers britanniques », cet auteur représente actuellement avec John Harvey ce qui se fait de mieux outre manche.
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